Un nouveau Contrat de Territoire en faveur des milieux aquatiques et terrestres

Depuis plusieurs années, le SIEM développe des actions de prévention des pollutions sur ses captages d’eau potable avec ses partenaires dont le Syndicat Mixte des Affluents du Sud Ouest Lémanique (SYMASOL). Dans le cadre du nouveau contrat de territoire, le SIEM et le SYMASOL souhaitent aller plus loin pour lutter contre les pollutions agricoles. Limiter les nitrates grâce aux cultures dérobées polliniques est l’une des pistes en cours d’essai.

Depuis 2011, le SYMASOL et le SIEM agissent pour sensibiliser les agriculteurs à l’intérêt environnemental des cultures dérobées polliniques.

Une culture dérobée pollinique, c’est quoi ?

C’est une culture de fleurs qui produit beaucoup de pollen et qui est semée entre deux cultures principales (ex. le blé et le maïs). Elle est en général composée d’un mélange de plantes.

En temps normal, entra la récolte et la plantation suivante, le sol reste à nu pendant une période plus ou moins longue. C’est durant cet intervalle que le risque de pollution est maximal. C’est ce phénomène que les cultures dérobées polliniques permettent de limiter fortement.

Véritable piège à nitrates, elle rend disponible l’azote pour la culture suivante. Elle permet aussi de limiter l’érosion des sols et leur lessivage grâce au développement des racines. La culture dérobée concurrence les mauvaises herbes (adventices) présentes sur la parcelle en les « étouffant ». Elle permet ainsi de diminuer l’utilisation des herbicides. Après leur floraison, les plantes sont broyées et servent de compost naturel, évitant ainsi le recours aux fertilisants.

Ce sont près de 100 hectares qui sont ainsi ensemencés chaque année en Haute-Savoie.

Une étude pour mesurer les effets antipollution des nouvelles cultures

Dans le cadre du nouveau Contrat de Territoire, le SIEM étudie avec précision l’impact de ces cultures sur la qualité de l’eau et des récoltes. Le captage de Prés Chapuis situé sur la commune de Douvaine, où les teneurs en nitrates avoisinent les 30mg/ L, a été retenu pour réaliser un protocole de suivi à la fois agronomique et hydrogéologique.

L’objectif est d’essayer d’étudier l’impact des pratiques agricoles sur la teneur en nitrates des eaux du captage et également de faire le suivi agronomique des parcelles concernées.

L’étude se déroule sur trois ans. Elle permettra d’approfondir les connaissances actuelles sur les effets des couverts végétaux.

De son côté, le SYMASOL souhaite étendre la démarche sur le territoire et sur les couverts végétaux en général.

Téléchargez le contrat de territoire sur www.symasol.fr