Le service de gestion hydraulique du réseau

Le service de gestion hydraulique du réseau est stratégique pour les usagers ! Ses trois agents assurent la gestion et le maintien en bon état de marche du réseau d’eau potable couvert par le SIEM grâce notamment à une supervision informatique très performante.

 

Les agents du service de gestion hydraulique du réseau du SIEM sont un peu les sentinelles de l’eau potable des usagers. C’est à eux qu’incombe la responsabilité de garantir les bonnes conditions d’acheminement de l’eau chez les 15 000 abonnés du SIEM, et ce quels que soient la saison et les pics de consommation.

 

Des missions diversifiées
Plusieurs missions incombent au service :

  • Assurer la maintenance du réseau et son amélioration hydraulique
  • Optimiser l’utilisation de l’eau gravitaire (eau issue des sources)
  • Gérer et moderniser les réservoirs
  • Gérer le pompage d’Yvoire et l’usine de traitement de Chevilly
  • Rechercher les fuites éventuelles sur le réseau

 

Un réseau scruté à la loupe
Le réseau d’eau potable est un système complexe qui demande une maintenance quotidienne, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. L’objectif est d’adapter la production et la distribution de l’eau en fonction des besoins et d’anticiper les pics de consommation : les week-ends, les jours fériés, durant les vacances et pendant la saison touristique. Un système informatique très sophistiqué permet aux agents d’avoir une vue d’ensemble du réseau avec des données très précises sur chaque captage d’eau, sur les réservoirs et les débits de distribution. La plupart des réglages et le suivi des paramètres sont réalisés à distance.

Le service contrôle et règle les débits des différentes sources de manière à limiter les pertes. En période de pluie (automne et printemps), ce sont les ressources gravitaires qui seront utilisées au maximum pour à la fois éviter le trop plein dans les réservoirs et soulager les nappes phréatiques.

Le service apporte également des améliorations hydrauliques en modernisant les artères (de grosses canalisations qui distribuent l’eau), en améliorant le maillage des réseaux, et en maintenant une pression optimale au robinet des abonnés.

 

17 réservoirs à entretenir
Les réservoirs sont reliés au poste informatique de supervision. Ils sont équipés d’automates permettant de dialoguer et donnant les informations en temps réel, la gestion se faisant à distance. Avant, plusieurs actions étaient nécessaires pour corriger un débit ou les niveaux des réservoirs.

Les agents suivent les courbes de niveau. Ils assurent la maintenance du matériel : chloromètre, turbidimètre, nomètre, compteurs et appareils de régulation.

Des mesures préventives sont régulièrement réalisées comme par exemple les mesures de chlore, la vérification des lampes UV. Un autocontrôle est réalisé chaque mois. Une fois par an, les réservoirs sont entièrement nettoyés. Des procédures sont alors mises en place pour ne pas couper l’eau. Les périodes de faible consommation  sont privilégiées car c’est à ce moment là que les entretiens sont le moins préjudiciable en cas de problème.

Une réflexion est également menée pour des travaux à plus long terme. Le SIEM doit ainsi se doter progressivement de réservoirs plus grands et mieux positionnés d’un point de vue hydraulique.

 

Zoom sur le pompage d’Yvoire

Visuel Synoptique YVOIRE

La télégestion du pompage d’Yvoire
Le pompage d’Yvoire produit en moyenne 1000 m3 d’eau par jour.  L’eau est pompée à 800 mètres du rivage du lac et à 40 mètres de profondeur par trois pompes. Une première filtration ge à 25 µ est réalisée.

L’eau est ensuite acheminée vers une bâche où des pompes de 300 m3 /h prennent le relais et l’eau est envoyée dans une canalisation vers l’usine de traitement de Chevilly.

Une fois par an, des plongeurs vérifient et nettoient la crépine au niveau de la prise d’eau dans le lac ainsi que la conduite du pompage au large.

 

La maintenance de l’Usine de traitement de Chevilly
Une formation initiale a été donnée par le constructeur aux agents du SIEM. Le service supervise le fonctionnement de l’ouvrage dont la gestion informatique est indépendante des autres sites.

 

La recherche des fuites
Les conduites peuvent se fracturer en fonction des mouvements de terrain, des à-coups de pression ou lors d’accident liés à des travaux sur le réseau ou à proximité.

Le service recherche alors plusieurs indices comme l’écart de consommation entre le jour et la nuit. Si des débits importants sont détectés en pleine nuit alors il y a une fuite.

Les recherches sont alors affinées avec des appareils de mesures de signaux acoustiques spécifiques comme les loggers enregistreurs. Une douzaine d’entre eux sont déplacés sur le périmètre de la fuite, d’une nuit à l’autre. Les relèves ont lieu le matin. Dans un second temps, des corrélateurs acoustiques permettent de définir l’endroit précis de la fuite sur le réseau. Ces dispositifs très sensibles sont disposés en différents points du réseau et reliés par liaison radio. C’est la mesure de l’écart des temps de propagation du bruit généré par une fuite sur la conduite qui permet de la localiser précisément.