L’usine de traitement de Chevilly

Faire face aux besoins des usagers en eau potable sur les 30 prochaines années : un investissement stratégique pour le SIEM.

Le projet a été approuvé par le comité d’administration du SIEM le 11 décembre 2009, et la maîtrise d’oeuvre a été confiée, au bureau d’études Bonnard et Gardel, spécialisé dans ce type d’ouvrage.

Les travaux ont été réalisés par un groupement d’entreprises piloté par la société DEGREMONT. Le coût global se situera aux alentours de 12 millions d’euros, dont la moitié pour l’usine et le reste pour les infrastructures (canalisations et réservoirs), dont certaines sont encore à réaliser.

Le financement des travaux a été assuré par des aides importantes de l’Agence de l’Eau et du SMDEA, par un emprunt réalisé auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations, ainsi que par un crédit-bail immobilier et de l’autofinancement.

Mise en service fin 2013 après 18 mois de tests, la nouvelle usine dispose d’une capacité de 6.500 m³/jour d’eau potable pour la première phase de son exploitation.
Elle remplace la station d’Yvoire construite en 1990 qui ne pouvait être agrandie et qui ne disposait pas de filières de traitement modernes. Celle-ci a été restructurée pour servir de station de pompage et d’alimentation de la nouvelle usine.
L’usine de Chevilly dispose d’une chaîne de traitement moderne très complète, (préfiltration, chloration, ultrafiltration, ozonation, filtration sur charbon actif et post-chloration). Aujourd’hui, elle alimente les communes de Sciez, Excenevex, Yvoire, Nernier, Messery et Chens-sur-Léman.

Une extension significative de la zone de distribution de l’eau du lac aura lieu dans les prochaines années, afin de couvrir les besoins des communes de Douvaine, Chent-sur-Léman, Messery et Sciez qui sont en forte augmentation et qui ne peuvent être satisfaits par les ressources traditionnelles.

Durant l’année 2015, l’usine de Chevilly a atteint son rythme de croisière ce qui lui a permis de produire 406 000 m³ d’eau potable, soit près de 15 %  de la production totale du SIEM.

L’achèvement de la liaison avec Douvaine en 2015 et le raccordement futur du Syndicat des Eaux des Voirons, permettront à l’usine de se rapprocher de sa capacité de production maximale.

Tout a été prévu, pour qu’à l’avenir, sa production puisse s’étendre à 13.000 m³/jour.

Que devient la Station de Pompage d’Yvoire ?

Réalisée en 1990, la station de pompage et de traitement de l’eau du Lac Léman, située à Yvoire, pouvait produire jusqu’à 2 000 m³ par jour, mais elle n’était pas exploitable en permanence car elle ne disposait pas d’une chaîne de traitement suffisante pour faire face aux variations de qualité de l’eau du lac Léman.

Totalement restructurée en 2013, elle alimente désormais en eau brute l’usine de traitement, d’Excenevex – Chevilly. Avant d’être refoulée, l’eau du lac est filtrée dans la station d’Yvoire, ce qui permet le rejet dans le lac, sans traitement chimique, d’une grande partie des substances présentes à l’état naturel dans l’eau brute, notamment du plancton.